L’importance d’écrire

C’est important d’écrire. On ne s’en rend pas compte, mais des fois les mots blessent.

En tout cas, moi ils me blessent. Je m’en suis rendue compte quand j’ai fait le bilan de mes fréquentations de la dernière année et des derniers mois. Si j’en suis rendue là, c’est parce qu’on m’a dit des paroles très blessantes, dégradantes, humiliantes… Et je n’ai pas su passer par dessus. Je les ai pris pour des vérités. Je suis devenue une salope. Voilà tout. Moi qui pendant des années me promettait de ne jamais devebir devenir ce genre de fille, bah je le suis aujourd’hui. Et c’est drôle de l’accepter. C’est dure de l’assumer. Ce n’est pas une fierté, mais je n’ai pas honte. Je n’ai pas honte parce que ce n’est pas tout le monde qui le sait. Mais je vois la déception dans les yeux des autres.

Je me demande si c’est une caractéristique de ma personnalité,  un mode de vie ou un passage de ma vie de jeune fille. J’écris. J’écris parce que je me relis après quelques mois et je fais un genre de retour sur mon passé et j’analyse. Je me remets en question, je me pose des questions et je me juge. 

 

À ce moment précis, je me remets en question. J’arrête? Je continue? Je fais quoi? 

 

Bah je continue. Sans l’écrire, je me souviendrais peut-être pas comment je me sentais il y a six mois ou deux ans. Grâce à l’écriture, je grandis, j’apprends et j’avance.

Ana

Sugar dating, prise 2

Pourquoi suis-je aussi idiote? Non mais franchement, je fais vraiment pitié. Déjà, j’ai écrit un post que je n’ai jamais publié en pensant l’avoir publié.

Ana, Ana, Ana! Je ne suis pas fière de moi. Je suis contente, mais en même temps déçue. Vous n’allez jamais connaître le contenu de ce post parce que je ne le trouve plus. Et c’est peut-être mieux comme ça.

Samedi 27 février 2016, je retourne sur SA pour me convaincre que les hommes ne sont pas tous des connards. Je tombe sur un homme GÉ-NI-AL! On discute quelques jours, puis le vendredi on se rencontre. Ça ne clique pas tout de suite, mais au lit oui. Erreur numéro 1, je baise avec lui quoi. Je reçois un “cadeau” de sa part pour me montrer son sérieux. J’apprécie le geste et je continue ma vie. On continue de se texter, il est un peu distant, mais il est soit dit en passant “ultra méga malade grosse grippe d’homme”. J’dis rien, je continue ma vie. On s’échange des photos, vidéos, messages érotiques… Normal. Pendant la semaine j’essaye de voir si on peut se revoir, c’est mort. Il est trop malade, trop occupé, il est dépressif, triste, limite suicidaire.

On se revoit, samedi 12 mars 2016. Ça clique plus ou moins, il me fait visiter son bureau, on baise. Bonne baise quand même. Et puis là, PAF! Lundi 14 mars 2016, rien ne va plus, il est trop dépressif pour me consacrer un peu d’attention. C’est la fin. Heureusement que je me suis pas attachée. Monsieur n’était clairement pas disposé à entretenir une relation avec moi. Il ne pensait qu’à son ex. Pourquoi m’avoir fait perdre mon temps? POURQUOI? Je suis trop énervée. Et le pire, c’est qu’encore une fois, j’me suis pas écoutée. Je me disais: ” Vas-y Ana, lâche le avant qu’il te lâche! “. Le pire c’est que je l’ai fait vendredi après-midi. Je lui ai écrit pour lui dire que c’était fini, mais je me suis sentie mal parce qu’il m’a dit que j’étais impulsive. J’AVAIS TROP RAISON! J’ai toujours raison. Il était beaucoup trop louche, distant et froid avec moi pour que ça se passe bien. Bref, je suis une idiote.

Ana.

Worst experience ever

Être payée pour du sexe. Je me suis prostituée malgré mon gré. Mon ex-sugar daddy c’est un crétin parmi tant d’autres. Je ne veux plus rien savoir des hommes. Plus de rencontres. Là, je jette l’éponge. Me faire rabaisser de tout bord tout côté c’est assez. Je ne veux plus me faire laver le cerveau par ses hommes qui pensent que je mérite de me faire traiter ainsi.

Dire qu’hier je me sentais mal. J’avais de la peine. J’ai pleuré. Vas-y c’est un connard qui a de l’argent. Voilà la différence entre lui et les autres. Il me payait pour avoir mon cul. Voilà ce qui s’est passé. J’ai demandé si c’était possible d’avoir plus et Monsieur Plein d’Oseille à péter un câble. Et bah reste dans ton oseille pauvre con. Je mérite BEAUCOUP mieux que ce que tu me proposes.

Mon expérience de sugar dating fût la pire et l’unique que j’aurai.

Ana

J’ai tout fait foirer

C’est entièrement ma faute. Ma putain de grande bouche sans frein à tout fait foirer. Je venais de trouver le SD parfait. Autant physiquement que mentalement. Le seul problème, c’est que je trouvais qu’il me donnait pas assez. En fait, oui. Mais je voulais plus. Il l’a mal pris… Et je l’ai perdu.

Je sais que j’en trouverais pas un autre comme lui. C’est impossible. Ça cliquait à tous les niveaux. Mais moi idiote que je suis, j’ai tout gâché. Et là, je vous écris, mais j’ai la gorge serrée, les yeux pleins d’eau… Je suis triste. Mais vraiment quoi. Je suis en colère après moi. Je peux en vouloir juste à moi. J’ai hésité avant de lui en parler. J’aurais dû attendre. Voir comment ça se passerait au fil des semaines. Mais là, c’est fini. Il n’y aura plus rien.

Je suis descendue hyper bas dans son estime. À l’heure actuelle, il doit me détester et regretter de m’avoir rencontré. Je dois passer pour une grosse conne dont il avait raison de se méfier. Alors que non. J’ai manqué de jugement. J’ai manqué de tact. Et j’ai beau m’excuser, le mal est déjà fait. Et si je le prends autant à coeur, c’est que pour une fois, je sentais que j’étais traitée avec respect et honnêteté.

Donc voilà, le sugar dating ce n’est pas fait pour moi.

C’était un jour d’automne…

Je me rappelle de notre première rencontre comme si c’était hier. Mais ça fait presque un an et demi. J’avais 17 ans et toi 37 ans. 20 ans d’écart. C’est beaucoup, mais ça ne nous a pas arrêté. Tu avais tout ce dont je rêvais chez un homme. Tu étais tellement beau, séduisant, sexy et mystérieux. Tu avais un corps de fou et tu le savais. Tes cheveux foncés, tes petits yeux perçants, ton odeur m’ont tout de suite fait craquer.

C’était un jour d’automne. Un mercredi si ma mémoire est bonne. On s’était donnés rendez-vous au Tim Horton’s. Je m’étais mise super sexy pour te plaire. Rien de vulgaire, un legging et un pull rayé. Je ne portais pas de culotte. Je voulais quelque chose et je savais que tu le voulais aussi, alors j’ai mis toutes les chances de mon côté. En me rendant à notre lieu de rencontre, j’avais chaud, mon coeur battait vite, très vite! J’avais des papillons dans le ventre. En arrivant, je me suis assise dans un coin discrèt près des toilettes et tu es arrivé une minute après moi. J’ai eu un coup de foudre en te voyant. Enfin, je crois. Tu ne m’as pas laissée insensible. Je ne pensais pas que tu étais aussi magnifique. Tu m’as fait la bise et tu t’es assis devant moi. On a discuté. Je me rappelle que j’observais tes bras couverts de tatouages. Je parlais, mais je me retenais surtout pour ne pas me caresser le clito devant toi et surtout dans un lieu public. J’avais qu’une seule envie. Te baiser. Là, tout de suite. Je te dévorais du regard, j’imaginais ta grosse queue dans ma bouche, tes doigts dans ma chatte toute mouillée et chaude. Et pourtant, tu me parlais de tes tatouages. Tu sirotais ton café qui semblait être très chaud. Tu grimaçais à chaque gorgée. Et je m’imaginais que tu grimaçais de la sorte pendant que je te lèchais les couilles. Je devais partir. Je ne pouvais plus rester avec toi. Te rencontrer, c’était mal. Et j’en étais consciente. J’étais en couple et je commençais à être en amour.

Au moment de partir, il a commencé à pleuvoir. Je n’avais pas de parapluie alors tu m’as proposé un “lift” dans le 4×4 de la compagnie pour qui tu travaillais. Étant naïve, j’ai accepté en pensant qu’il n’allait rien arriver. Arrivé près de chez moi, tu m’as fait la bise en me prenant l’intérieur de la cuisse. Tu m’as regardé avec désir. J’étais tellement timide. Et comme une idiote, je t’ai dit: “Je suis toute mouillée”. En à peine 20 secondes, tu avais la queue dure comme du bois, et je me retrouvais à te caresser à travers ton jeans après une minute d’hésitation… Et c’est là que tout à commencer.

Tu as glissé ta main dans mon legging. Tu as caressé ma chatte qui était trempée de cyprine. Je gémissais, mais en même temps je voulais à tout prix partir et rentrer chez moi. J’avais honte de moi, je me sentais sale. Mais c’était bon. C’était la meilleure sensation que j’avais ressentie jusqu’à ce jour. Et tu m’as embrassé langoureusement. Au bout d’une dizaine de minutes, on avait trouvé une place discrète. Il fallait terminer ce qu’on avait commencé. Je ne voulais plus être là. Et pourtant j’avais ta queue dans la bouche. Jamais je n’avais pris un membre aussi gros que le tien. Je bavais partout sur ton gland, je faisais des va-et-vient avec ma tête. Ta queue était tellement bonne. Et puis, je me suis placée en “doggy” sur mon siège. Les passants ne pouvaient rien voir. Il pleuvait à boire debout. Tu as baissé mon legging, tu as caressé mon gros cul, tu m’as doigté sauvagement, tu m’as fait jouir. Tu t’es placé derrière moi et sans prévenir tu m’as pénétré. J’en ai eu le souffle coupé. Te voilà au fond de moi. Je te sentais. Bien profondément. Personne ne s’était rendu là avant toi. Tu gémissais comme un gros porc. Tu faisais des aller-retour sans cesse dans ma petite chatte toute chaude. Tu criais de plaisir et je te suivais. On criait en harmonie. On se complétait. C’était tellement bon. J’ai joui au moins cinq fois. Tu as éjaculé partout. J’avais ton sperme chaud qui coulait sur mes fesses et mes cuisses. Il y en avait sur mon legging, ton tableau de bord et ta radio. On a essayé d’essuyer le plus possible.

Tu m’as ramené chez moi. Tu m’as embrassé et je suis rentrée. J’ai pris une douche. Je me suis allongée sur mon lit et j’ai pleuré. Je savais que tu étais là pour rester. Mais pour combien de temps?

À suivre.
Ana

Parce qu’être une sugar baby, c’est cool !

En tant que jeune étudiante qui fait des études collégiales, qui travaille environ six heures par semaine et qui habite chez maman et papa, avoir assez d’argent pour payer mes dépenses et avoir une vie épanouie, c’est presque impossible.

-” Ana, tu viens avec nous au cinéma? ”
-” Non, je suis broke… ”

J’en avais marre d’être la “broke ass bitch”. J’en avais marre de toujours être stressée parce que je ne savais jamais si j’allais y arriver à la fin du mois. Ne pas pouvoir compter sur mes parents si je n’ai pas un sous, c’est nul. Alors me voici enfin sugar baby.

Ça faisait des mois que j’y songeais. Je me suis informée, limite je me suis documentée. Il y a environ une semaine, je me suis lancée dans cette aventure grâce à un site de rencontres pour Sugar Daddies et Sugar Babies très populaire. J’ai passé au moins deux jours à me prendre mes vents ou sinon, j’avais des propositions complètement absurdes (sur le site, c’est les hommes qui ont le contrôle, pas les jeunes femmes). J’ai gardé espoir de trouver au moins un homme sain d’esprit avec qui j’aurais des affinitées. Je l’ai trouvé! Je ne pouvais pas trouver mieux d’ailleurs.

Avant de se rencontrer, on a discuté à peu près une semaine par textos. On parlait de tout et de rien. Au bout de quelques jours, je n’avais qu’une seulement envie… Le rencontrer.

Le jour J arrivé, j’étais stressée. Je me demandais si on allait se plaire en vrai. Et j’ai été agréablement surprise. Franchement, je suis persuadée que j’ai le meilleur sugar daddy de la ville. Il a dans la fin quarantaine, mais il paraît tellement bien. Il est beaucoup plus attirant que certains hommes que j’ai rencontré auparavant. Beau, sexy, athlétique, un sourire resplendissant, une chevelure de surfeur australien, il sent incroyablement bon et il a une personnalité qui met tout le monde d’accord.

Je vous épargne les détails de la rencontre, mais ce fût mémorable et “muy caliente”. Au moment de le quitter, je savais que j’avais trouvé le bon pour moi. Je suis repartie avec le sourire aux lèvres et une jolie somme raisonnable pour une première rencontre. J’ai hâte de le revoir… Très hâte !

Ana

Encore et encore!

Quand je vous dis que je suis une “reject”, ce n’est même pas des blagues.

Tous, mais VRAIMENT tous les gars avec qui j’ai l’occasion de discuter me rejeter systématiquement. Après deux ou sept rencontres, plusieurs textos après plusieurs semaines, je prends une débarque. Une méchante bonne débarque. Mon moyen de me consoler ? Me rabattre sur un autre.

C’est rendu automatique. C’est un mécanisme de défense pour ne pas souffrir trop longtemps. Je souffre, je pleure un peu ou beaucoup (ça dépend de mes hormones), je prends sur moi et on part à la chasse.

MC alias RT alias LM est un homme de 27-28 ans, papa d’une petite fille mulâtre de presque deux ans, qui travaille dans le milieu artistique. C’est un Québécois de Québec, fumeur, grand, maigre, longs cheveux bruns (pour faire sa petite couette), yeux bruns, sourire accrocheur, une moustache carrée, des mamelons très bas, une très belle et bonne queue ainsi qu’une personnalité qui frôle la maladie mentale. Il ne fréquente que des Noires ce qui m’a tout de suite énervé.

Aujourd’hui, (il est 8h du matin hein!) je me suis fait rejetée. Par le connard de MC. Je l’ai rencontré sur Tinder au début du mois de décembre 2015. Il m’a tout de suite plu, mais on a rapidement commencé à… s’engueuler? On n’était jamais vraiment d’accord. Sur tout et n’importe quoi. Et puis un jour, on s’est rencontrés. Ça a pris du temps (deux jours lol) parce que je ne voulais pas le rencontrer et lui, il insistait. Un truc de dingue quoi! Et franchement au lit j’ai découvert des nouveaux trucs avec lui. J’étais surprise, mais j’ai aimé. C’était “brand new” pour moi donc voilà. Le fantasme des aiselles qui sentent fort et la pédophilie refoulée. Mouais, je sais. Mais bon. Il me faisait jouir donc c’est cool. Mais. Il y a toujours un mais. Il est tellement maigre que le lendemain j’avais mal à l’intérieur des cuisses parce que ses os cognaient et je dis bien “cognaient” sur moi. J’ai souffert pendant deux jours. Je devais marcher comme un pingouin… Pourtant deux jours plus tard je me retrouvais encore dans son lit, mais cette fois-ci j’ai fait bien attention. Changer de position était indispensable. Puis il y a eu une troisième fois. C’était ennuyant. Franchement, j’aurais pu rester chez moi et me masturber. On ne parlera pas de la quatrième fois où j’étais carrément de mauvaise humeur tellement c’était mauvais. Je lui ai dit que j’étais insatisfaite et il n’avait pas l’air de me croire. Bref. Il y a eu la cinquième fois où dans ma tête, c’était clair qu’on n’allait plus jamais se revoir. C’était le 31 décembre 2015.

Arrivée en 2016, je me dis que je le reverrais plus et que j’arrête mes bêtises. Je le recontacte quand même pour voir si je lui plais toujours et bien non. Il voyait une autre fille et il a baisé j’sais pas combien de filles d’ailleurs. Ce gars c’est une pute qui ne se protège même pas. Entre temps, j’ai changé de numéro. J’en ai profité pour me ré-essayer. Et puis pareil. Que des faux espoirs. Jusqu’à aujourd’hui. Maintenant c’est mort quoi. C’est un vrai connard. Genre, il m’accuse de trucs que je n’ai pas fait. Exemple, l’harceler au téléphone avec un autre numéro. Ce qui est totalement faux. C’est une autre folle qui a fait ça, pas moi! Et il parle trop mal j’en peux plus. L’autre fois il m’a dit “shut up”. Non mais de où tu dis ça aux gens. Franchement! Il me dit sans aucun stress que je lui tape sur les nerfs, que je l’énerve, que je l’emmerde… Donc voilà, je me tire. Je ne peux pas tolérer ça.

Physiquement : 8/10
Mentalement : 4/10
Psychologiquement: Consultation exigée risque élevée de pédophilie
Sexe: 7.5/10
Expérience générale: 5/10

Sur ce, je vous dis checker peace !
Ana